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La course, le combat et la guerre (PDF) Edition PDF

La course, le combat et la guerre



Nous pouvons lire dans Hébreux 12:1-2:

Hébreux 12:1-3
«Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.»

Nous sommes appelés dans ce passage à courir avec persévérance la course qui nous ouverte, en regardant Jésus, l'auteur et le consommateur de notre foi. Ce passage présente notre marche et notre vie chrétiennes comme étant une course que nous devons concourir:

1. avec persévérance, et

2. en regardant Jésus, l'auteur et le consommateur de la foi.

Paul, dans un autre lieu, dans Philippiens cette fois, parle de nouveau de cette course. Nous pouvons y lire:

Philippiens 3:12-14
«Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.»

Paul ne se comptait pas au nombre de ceux qui avaient déjà atteint le prix. Au contraire, il avait rejeté ces choses qui se trouvaient en arrière pour aller vers le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. Il y avait un but à atteindre, un prix à recevoir. Paul ne considérait pas ce prix comme étant déjà obtenu. Il concentra plutôt sa vie à recevoir ce prix. Il était guidé par l'objectif d'être la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.

Paul parle de nouveau de la course et du prix dans 1 Corinthiens 9:24-27. Nous pouvons y lire:

1 Corinthiens 9:24-27
«Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé après avoir prêché aux autres.»

Paul courait une épreuve visant à obtenir une couronne impérissable. Sa vie était orientée par l'obtention de cet objectif qu'il recevrait des mains du Seigneur. Il ne permettrait pas que quelque chose vienne interférer avec ce but. Il ne courait pas dans l'incertitude. Il connaissait son objectif et était sûr que ce prix l'attendait. Tout comme les athlètes se disciplinent pour focaliser leur esprit sur leur objectif de victoires, Paul disciplinait son corps en prêtant attention à ce que rien ne vienne le disqualifier. La course que Paul courait ne le concernait pas seulement. Nous courons tous la même épreuve. La même couronne, le même prix nous attendent également.

Poursuivons. La course que nous devons appréhender est également présentée comme un combat dans le passage susmentionné de 1 Corinthiens. Paul l'évoque également dans d'autres textes. L'un d'entre eux est 1 Timothée, où Paul, donnant ses instructions à Timothée, écrit:

1 Timothée 6:12
«Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins.»

Il existe un bon combat — celui de la foi — que nous devons appréhender. De même, dans sa lettre au Galates, Paul s'interroge quant à l'état de leur foi et écrit:

Galates 5:7-10
«Vous couriez bien: qui vous a arrêtés pour vous empêcher d’obéir à la vérité? Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle. Un peu de levain fait lever toute la pâte. J’ai cette confiance en vous, dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement. Mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera la peine.»

Ils couraient parfaitement, mais ils s'arrêtèrent. Quelqu'un les empêcha de poursuivre la course, les perturba. Il apparaît donc que dans la course existe un concurrent qui souhaite que nous ne courions pas correctement et, si possible, ne courions pas du tout.

Paul parle de nouveau de la course et du combat dans 2 Timothée 2:3-5.

2 Timothée 2:3-5
«Souffre avec moi, comme un bon soldat de Jésus-Christ. Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé. Et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a pas combattu suivant les règles.»

La course devient un combat, devenant à son tour une guerre. L'athlète est également un soldat, qui constitue également un guerrier. Un bon soldat dit apprendre à souffrir.

En résumant la partie ci-dessus, nous pouvons dépeindre le portrait du bon coureur ou du bon soldat suivant:

1) Il court

Avec patience. Barnes dans son commentaire explique:

«Le mot traduit par «patience» signifie davantage «persévérance». Nous devons courir sans nous autoriser à être troublés par tout obstacle et sans abandonner ou sans s'évanouir sur le chemin. Encouragés par l'exemple de la multitude qui a couru avant nous, nous devons persévérer tout comme ils le firent jusqu'à la fin.»

2) Sa vie est guidée par son objectif dont le but n'est pas de rendre son existence aussi confortable que possible, mais d'obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.

3) Il ne court pas dans l'incertitude. Il ne bat pas l'air. Devant ses yeux se trouvent son but, le prix, la couronne impérissable. Barnes explique de nouveau:

«Non pas comme à l'aventure — (ουκ αδήλως ouk adelos). Ces mots ne surviennent nulle par ailleurs dans le Nouveau Testament. Ils signifient habituellement, dans la littérature classique, «obscurément». Ici, cette expression signifie qu'il ne courait sans savoir l'objet convoité. «Je ne cours pas au hasard ; je ne m'efforce pas à courir pour rien ; je connais mon but et je garde les yeux fixé sur l'objet ; mon objectif et la couronne sont dans mon champ de vision.»

5) Il se discipline et il connait parfaitement qu'il pourrait être disqualifié. Concernant le danger de la disqualification, Paul nous dit dans 2 Corinthiens:

2 Corinthiens 13:5
«Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous?? À moins peut-être que vous ne soyez désapprouvés.»

Le bon coureur, s'examine, se contrôle lui-même afin de savoir s'il se trouve dans la foi. IL se teste et se discipline.

6) Poursuivons. Le bon soldat ne s'encombre pas des affaires de cette vie, et ce, afin de plaire à celui qui l'a choisi. Nous ne pouvons pas être les soldats de Jésus Christ et focaliser parallèlement notre intérêt sur nos propres affaires. Lorsque les soldats sont appelés, ils laissent derrière eux leurs affaires, leur ferme, leur boutique et s'en vont à la guerre. Cette situation ne signifie pas que nous devons quitter nos occupations car nous sommes les soldats de Jésus Christ. Paul lui-même produisait des tentes pour gagner de quoi vivre, mais nous ne devons pas être «encombrés», préoccupés r nos vies. «Le commentaire de Matthew Henry sur la Bible dans son entier» explique:

«La plus grande préoccupation d'un soldat doit être de plaire à son général ; celle du chrétien doit donc être de plaire à Christ, pour qu'il nous approuve. La façon de plaire à Jésus qui a choisi que nous soyons des soldats n'est pas destiné à nous encombrer des affaires de cette vie, mais d'être libre de telles choses qui nous entraveraient dans notre guerre sainte.»

Autrement dit, nous avons certainement des préoccupations au sein desquelles nous travaillons ou des obligations dont nous devons nous soucier, MAIS elles ne doivent pas nous encombrer, nous emprisonner ou nous sur-occuper. Elles ne constituent pas le but que nous nous sommes fixés ici. Nous sommes ici pour plaire à notre général, pour être des bons soldats de JESUS CHRIST. Nous sommes en guerre et nous ne devons pas nous assagir comme si nous étions en paix!

Détaillons cette affirmation. Comme le Seigneur Jésus Christ la déclaré dans la parabole du semeur, les soucis de ce monde, la déception des richesses et les plaisirs de la vie -—c.-à-d. les encombrements des choses du monde dont parle Paul -—rendent la Parole de Dieu infructueuse. Dans cette parabole, de nombreuses personnes démarrent correctement. La Parole de Dieu a été semée et dispersée dans les cœurs. Pourtant, seule la dernière catégorie donna des fruits. Elle démontre également que le nombre des candidats finissant la course de manière fructueuse n'est pas nécessairement égal au nombre des partants. Etudions l'interprétation que le Seigneur donna à sa parabole:

Luc 8:11-15
«Voici ce que signifie cette parabole: La semence, c’est la parole de Dieu. Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.» Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité. Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.»

La seconde et la troisième catégories démarrèrent correctement, mais ne finirent pas parfaitement. Le départ de la course ne constitue donc pas le plus important. Une fois la course démarrée, conserver le rythme de la course est la chose la plus importante. La seul façon d'y arriver est de courir avec persévérance, en ayant le regard sur Jésus, l'auteur et le consommateur de notre foi ; de mener à bien le combat, visant à plaire à notre général et non pas à s'encombrer des affaires de cette vie. Il existe une idée erronée selon laquelle devenir un chrétien signifie l'obtention d'un ticket menant à une vie aisée et remplie de plaisirs. Le mot «bénédiction» a finit par signifier que Dieu vous accorderait ce qui vous plaira. Une vie facile devient la plupart du temps l'objectif. Nous devons être attentifs à ce que cela ne devienne pas notre but. Notre but est de servir le Seigneur Jésus Christ et l'encombrement, la focalisation sur les choses de ce monde ne peut qu'amener une chose: rendre la semence présente dans nos cœurs stérile.

Votre but dans cette vie n'est pas de satisfaire à la définition sociétale de l'homme accompli. i Paul et Pierre et les autres hommes pieux vivaient de nos jours, la société ne leur accorderait que peu de valeur. Paul laissa l'ensemble des privilèges terrestres qu'il possédait, tout ce que la société reconnaissait de précieux afin d'atteindre Christ. Car il déclare dans Philippiens 3:4-11:

Philippiens 3:4-11
«Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelqu’un croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien; quant au zèle, persécuteur de l’Eglise; irréprochable à l’égard de la justice de la loi.. Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. t même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout; je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. Ainsi je connaîtrai Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts.»

Il y a un grand nombre de choses que Paul a atteint avant de devenir un chrétien. Paul était un individu honoré par sa société. Il était un homme «accompli» selon les définitions de sa société, du monde. Pourtant, il voyait tout cela comme de la boue en comparaison de gagner Christ.

Pour devenir fructueux en Christ, nous devons souffrir, nous devons endurer la tentation et nous devons abandonner notre confiance dans les richesses ou en notre propre pouvoir. i nous devenons chrétiens dans le seul but de devenir plus riche ou meilleur que nos voisins, d'éviter telle ou telle souffrance, d'obtenir davantage de «bénédictions», alors nous n'avons rien compris. Car Paul dit dans 1 Corinthiens 15:19

1 Corinthiens 15:19
«Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.»

Si nous plaçons uniquement notre confiance en Christ pour cette vie, si notre focalisons notre confiance sur cette vie, alors nous sommes les hommes les plus pitoyables. Au contraire, nos but dans cette vie est de plaire à celui qui nous a appelé: le Seigneur Jésus Christ. Il est notre général, l'auteur et le consommateur de notre foi et nous devons uniquement courir si nous concourrons avec persévérance, en ayant le regard SUR LUI.

Jésus Christ n'a pas promis que «vous auriez tout» dans cette vie. Il nous a invité à porter notre croix (Marc 8:34). Il nous a en fait promis des bénédictions, mais il a également mentionné la souffrance. Il y a un prix, mais également une course. Une couronne, mais également un combat. Et voici pourquoi nous avons besoin de patience et de l'objectif correct. l est plus facile de courir en descendant une colline qu'en la montant. Descendre ne requiert qu'une orientation de l'objectif légère: les jambes vous mènent. Mais courir en montant demande de la patience et d'être focaliser sur l'objectif. Sans lui, vous pouvez, après vous être légèrement fatigué, abandonner la course et vous assoir et passer votre vie à ce niveau. es trois dernières catégories de la parabole du semeur démarrèrent parfaitement, mais seule le dernier groupe fut choisi pour continuer à monter la colline en courant. Ils étaient «ceux qui tombèrent dans le bon terreau... Ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et bon, la conservèrent et portèrent le fruit avec persévérance.» (Luc 8:15) Ils portèrent le fruit avec patience après avoir entendu la parole avec un cœur noble et bon. Définissez le prix de la conception céleste de Dieu en Jésus Christ comme étant votre objectif. Définissez le fait de plaire à Dieu, d'être un bon soldat de Jésus Christ, quoi que cela puisse demander, comme votre objectif. Vous avez testé et vu que Dieu est bon. Focaliser donc votre vie sur lui.

La course: le concurrent

Comme nous l'avons vu précédemment, la vie chrétienne est présentée comme un combat. Également à partir de la lecture antérieure de Galates, nous avons vu qu'ils coururent parfaitement, mais que quelqu'un entrava leur course. De même, la tentation, la convoitise des richesses, les soucis de ce monde et les plaisirs de la vie ont rendu la seconde et troisième catégories de la parabole du semeur stériles. Nous pouvons également tirer la conclusion à partir de la même parabole que la première catégorie avait perdu la semence de la Parole de Dieu en raison de la venue du diable qui l'emmena au loin. Il doit apparaître clairement à partir des passages ci-dessus que la course ne doit pas être courue seule. Il existe également un concurrent dans cette épreuve. Il existe quelqu'un qui ne souhaite pas que nous finissions la course avec succès. Il s'oppose à notre but et désire que nous arrêtions de tenter d'atteindre notre objectif. Autrement dit, il existe un ennemi !

Ephésiens 6 nous parle de notre combat contre cet ennemi:

Ephésiens 6:10-12
«Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.»

Ce passage, ainsi que les versets qui le précèdent, décrit notre combat contre notre ennemi. Paul ne débute pas directement en donnant une description du combat, mais par une invitation: être fortifié dans le Seigneur et dans sa force toute-puissante. Il n'existe personne comparable au Seigneur. Notre pouvoir peut dépasser l'ennemi. Le pouvoir de sa force toute-puissante. 'invitation se poursuit en nous appelant à revêtir l'armure de Dieu. Les guerriers possèdent une armure tout comme nous en possédons une en tant que soldats de Jésus Christ. Celle-ci à un but: de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. L'ennemi est le diable et il est astucieux. Le passage se poursuit en nous expliquant contre qui nous devons lutter: non pas contre les hommes ni contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. Il existe donc un ennemi contre lequel nous devons résister, un combat que nous devons mener et une armure à revêtir.

Les versets 14 à 18 décrivent cette armure.

Ephésiens 6:14-18
«C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu. Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.»

Dieu nous a donné son armure et nous devons la prendre et la revêtir afin d'être en mesure de mener notre combat contre l'ennemi. 1 Pierre 5:8-11 nous donne également des descriptions et instructions complémentaires concernant notre concurrent. Nous pouvons y lire:

1 Pierre 5:8-11
«Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. lui soit la puissance aux siècles des siècles! Amen.»

Le diable est notre adversaire, notre opposant. Il rode tout autour et son but est brutal: il souhaite nous dévorer. C'est pourquoi la Parole de Dieu nous dit d'être sobres et vigilants. Matthew Henry décrit de nouveau dans ses commentaires sur la Bible:

«Il s'agit de leur devoir (chrétiens), 1. Être sobre, et régir aussi bien les parties internes et externes de l'homme, les règles de la tempérance, de la modestie et de la mortification. 2. Être vigilant ; ne pas se sentir en sécurité ou être peu attentif, mais bien au contraire, soupçonner un danger constant pouvant provenir d'un ennemi spirituel, être attentif et diligent afin de déjouer ses plans et de sauver nos âmes.»

Nous devons rester concentrer sur le bon but. Bien que nous soyons vigilants et alertes, notre objectif ne doit pas être le diable, mais le Seigneur Jésus Christ. Nous devons courir en étant concentrés, en ayant le regard sur lui et être parallèlement sobres et vigilants en raison de la proximité de notre ennemi. Nous devons lui résister, être fermes dans la foi, signifiant ainsi une souffrance éventuelle pour un temps. Ce fait montre clairement, à partir de la démonstration et du passage précédent de Timothée, que la vie chrétienne implique en fait la souffrance et les épreuves, ainsi qu'un combat demandant de la fermeté. Il signifie que durant notre marche chrétienne, nous aurons parfois à faire face à la souffrance. Pourquoi ai-je énoncé toutes ses vérités? Je me focalise davantage sur ceux d'entre nous qui, pour quelque raison que ce soit, font actuellement montre de découragement dans leur marche chrétienne ; sur ceux qui souffrent et ceux qui ne sont pas encore arrivés à la hauteur de ce qu'ils attendaient de Dieu. Vous vous trouvez au milieu du combat, mais Dieu est AVEC VOUS. Car Pierre déclare: «Mais si quelqu'un souffre comme chrétien, qu'il n'en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom» (1 Pierre 4:16). Jacques annonce de même: «heureux est l'homme qui endure la tentation» (Jacques 1:12). Je souhaite vous encourager aujourd'hui à endurer la tentation. Cela ne signifie pas que nous devons prétendre que rien n'est arrivé! Nous pouvons avoir nuis à nos sentiments, avoir des questions et nous demander pourquoi Dieu a permis tout ceci. Nous devons exprimer ouvertement nos sentiments à Dieu. Nous devons lui poser nos questions et lui dire ce que nous ressentons. Nous ne sommes pas supposé ne rien déclarer et continuer à aller de l'avant alors que nos cœurs sont remplis de douleur et de déception. Job était un homme qui vivait droitement et pourtant se retrouva confronté soudainement à la destruction. Sa santé se détériora rapidement. Ses enfants moururent. Il perdit toutes ses propriétés et sa femme le méprisa pour avoir garder sa foi. En plus de tous ces événements, ses amis le blâmèrent concernant les événements dont il fut la victime. Qui pourrait imaginer une combinaison plus terrible que celle-ci? Job souhaitait mourir et je l'aurais peut-être souhaité si je m'étais retrouvé dans sa situation. Mais, comment réagit-il? Il ne fit pas comme si rien n'arrivait et il ne maudit pas Dieu comme sa femme l'encourageait à le faire. Au contraire, il invoqua le Seigneur, lui ouvrant son cœur et en le questionnant. Son livre est remplis des questions adressées à Dieu. Vous pouvez également avoir énormément souffert et vous pouvez avoir un nombre incalculable de questions en tête. es choses que vous avez espérées peuvent ne pas se produire. Quelques-uns sont pires qu'un espoir inassouvi. L'espoir que Dieu agira et pourtant ne le fait pas. Il peut s'agir d'un travail que vous n'avez pas obtenu, une épouse qui n'est pas venue, la santé qui n'a pas été récupérée, un espoir inassouvi. Peut importe ce que c'est, il s'agit d'une épreuve. Peut importe ce que c'est, vous ne devez pas fermer vos cœurs. Peut importe ce que c'est, vous devez vous confier au Seigneur. Questionnez le ; pleurez devant lui ; communiquez avec lui. Au milieu de toutes ses épreuves, Job ne blasphéma contre Dieu comme sa femme lui enjoignit de le faire. Il déclara: «quand même il me tuerait, je ne cesserais d’espérer en lui» (Job 13:15). Job fut fidèle malgré toutes ses souffrances atroces et ses débats avec Dieu. Questionnez Dieu en relation avec lui comme Job le fit et le rejeter sont deux choses différentes. Job était empli de douleur, mais il endura l'épreuve. Sa femme, dont je ne sais pas si elle avait initialement la foi ou non, souffrait également, mais elle n'endura pas. Elle a pu avoir espoir en Dieu dans les bons jours, mais dans les jours d'épreuve, elle s'en écarta donnant ici un parfait exemple de la seconde catégorie de la parabole du semeur. Mais Job dit: «nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal!» (Job 2:10). Job était préparé et vous devez l'être également. Vous devez être prêt et prendre une décision qui, quelle que soit ce qu'elle demande, quelle que soit la souffrance, l'espoir inassouvi ou autre, vous permettra de rester fidèle jusqu'à la fin. Il ne s'agit pas de fidélité à une idée, mais à Dieu qui vous a été révélé. Prenez la décision de courir jusqu'à la fin, quel que soit ce que cela demande et faites-les avec persévérance en ayant le regard sur Jésus, l'auteur et le consommateur de notre foi! Comme Pierre déclare:

«Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. A lui soit la puissance aux siècles des siècles! Amen.»

Que Dieu vous bénisse

Anastasios Kioulachoglou