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Esther (PDF) Edition PDF

Esther



Il existe de nombreux emplacements dans la Bible qui se réfèrent au pouvoir de délivrance de Dieu. Le Livre d'Esther fait partie de ceux-ci. Je souhaiterais donc étudier ce livre et les leçons qu'il donne dans cet article.

Esther 1,2: l'historique

Les événements qui sont décrits dans le Livre d'Esther se déroulèrent lorsque le peuple d'Israël fut captif à Babylone. Le lieu où se déroule l'histoire est Shushan, la ville où le roi de Perse et de Media, le roi Assuérus1, vécut. Ce roi, après avoir renvoyé sa première femme, la reine Vashti2, rechercha une nouvelle épouse et reine. Afin de trouver une nouvelle compagne au roi, une compétition fut organisée où les femmes de tout le royaume vinrent à Shushan dans le but d'être celle qui remplirait la place vacante de la reine (Esther 2:1-4). Parmi celles-ci se trouvait également Esther, une jeune fille hébreuse qui fut amenée par Mardochée, une des captives qui furent emportées de Jérusalem par Nébuchadnezzar (Esther 2:5-7). Finalement, cette jeune fille, une fois qu'elle trouva grâce3 «sous la surveillance d’Hégaï, gardien des femmes» (Esther 2:8), elle l'obtint «aux yeux de tous ceux qui la voyaient» (Esther 2:15) et finalement et plus important, la grâce du roi lui-même (Esther 2:17), remporta la compétition. Esther devint donc la nouvelle reine. Toutefois, une fois qu'elle fut commandée en conséquence par Mardochée, elle ne révéla à personne qu'elle était juive. Ainsi, personne ne sut, pas même le roi, la nationalité d'Esther.

Esther 3: les problèmes commencent

Bien que jusqu'ici tout semble aller pour le mieux, Esther 3:1 introduit une nouvelle personne venant apporter d'importants problèmes. Esther 3:1-6 nous parle de cette personne et le problème qui a été provoqué:

Esther 3:1-2, 5-6
«Après ces choses, le roi Assuérus fit monter au pouvoir Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite ; il l’éleva en dignité et plaça son siège au-dessus de ceux de tous les chefs qui étaient auprès de lui. Tous les serviteurs du roi, qui se tenaient à la porte du roi, fléchissaient le genou et se prosternaient devant Haman, car tel était l’ordre du roi à son égard. Mais Mardochée ne fléchissait point le genou et ne se prosternait point. ......... Et Haman vit que Mardochée ne fléchissait point le genou et ne se prosternait point devant lui. Il fut rempli de fureur ; mais il dédaigna de porter la main sur Mardochée seul, car on lui avait dit de quel peuple était Mardochée, et il voulut détruire le peuple de Mardochée, tous les Juifs qui se trouvaient dans tout le royaume d’Assuérus.»

Débutons à la conclusion de ce passage. Il semble que nous nous trouvons au commencement d'un problème gigantesque. Haman, l'homme que le roi a promu «au-dessus des princes qui furent avec lui», c'est-à-dire, l'homme qui était essentiellement le second commandant du royaume, était en colère contre Mardochée, car il refusa de fléchir le genou. Pour cette raison, il voulut détruire la nation entière de Mardochée, c'est-à-dire, l'ensemble des juifs. Bien qu'il soit évidemment fou qu'Haman veuille détruire une nation entière en raison d'un homme qui refusait de soumettre, plusieurs perspectives spirituelles dans ses actions qu'en révèle un premier regard. En vérité, ce grand royaume dont Haman fut le second en chef, s'étendant de l'Inde à l'Éthiopie (Esther 1:1), nous pouvons comprendre qu'aucun juif ne survivrait si Haman mettait en application ses intentions. Si cela c'était produit, la question serait donc: comment Jésus serait-il né? Dieu avait initialement promis à Abraham (Genèse 17:7 et Galates 3:16) et plus tard à David (Psaumes 132:11-12 et Actes 2:30) que d'eux, il ressusciterait Christ. Toutefois, si les intentions d'Haman s'étaient réalisées, alors aucune promesse concernant Jésus Christ n'aurait pu être tenue et le plan entier de Dieu concernant le salut aurait échoué. Les intentions d'Haman, par conséquent, n'étaient pas seulement paranoïaques, mais totalement malfaisantes. C'était le diable qui agissait derrière Haman, essayant d'annuler la venue de Christ en détruisant sa nation complète, exactement comme quelques siècles plus tard, il essaya à travers Hérode de le tuer avant qu'il soit possible d'accomplir sa mission. Pour résumer, le premier problème concerne la promesse de Dieu concernant Jésus Christ. Ici nous trouvons un homme qui s'est mis en tête d'annuler ces promesses en tuant l'ensemble des juifs. La question est: Dieu sera-t-il en mesure de défendre ses promesses? De façon générale: les promesses de Dieu sont incassables ou peuvent-elles être brisées par la volonté de n'importe quel homme, même si ce dernier est second en chef dans le royaume le plus important qui soit en son temps?

Bien que dans le passage ci-dessus, nous avons exposé le problème, nous n'avons encore rien déclaré sur la cause du problème. En vérité, certains d'entre nous se demandent pourquoi Mardochée n'avait pas fléchi le genou devant Haman, lui montrant ainsi du respect. À la fin de la journée, Haman était second en commandement, l'homme se situant juste après le roi. Pourquoi donc Mardochée ne lui prêta-t-il pas hommage comme le toi l'avait ordonné (Esther 3:21)? Était-il tellement orgueilleux? La réponse est non. La raison pour laquelle Mardochée ne rendit pas hommage à Haman sera comprise si nous prêtons attention au fait présenté par le texte disant qu'Haman était un AGAGITE. Ceci peut très bien signifier qu'il vint d'Agag, un roi des Amalekites4, signifiant ainsi, si nous sommes justes dans notre évaluation, qu'il fut lui-même un Amalekite5. Qui y-a-t-il de mal avec ceci? Les Amalekites combattirent Israël lorsque ce dernier était en route pour la terre promise (Exode 17). Ils furent annoncés par Dieu comme étant ses ENNEMIS. Exode 17:14-16 nous dit très clairement:

Exode 17:14-16
"L’Éternel dit à Moïse: Ecris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve, et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux Moïse bâtit un autel, et lui donna pour nom: l’Éternel ma bannière. Il dit: Parce que la main a été levée sur le trône de l’Éternel, il y aura guerre de l’Éternel contre Amalek, de génération en génération."

Haman donc, étant un Amalekite, fut de ceux contre lesquels Dieu fut en guerre. Ainsi, Mardochée avait deux choix: 1) honorer Haman, l'ennemi de Dieu, déshonorant ainsi la Parole de Dieu ou, 2) honorer la Parole de Dieu et refuser l'hommage à Haman. En vérité, personne ne peut dire qu'il fit face pour Dieu alors qu'il était prêt à faire un compromis avec sa Parole. Le seul moyen de connaître Dieu se fait au travers de sa Parole. Le seul moyen de faire face en son nom est de se dresser sur ce que la Parole dit. Mardochée se décida à ne pas transiger avec la Parole de Dieu et lui rendre hommage, en s'inclinant à un ennemi de Dieu. Autrement dit, il décida de faire face pour Dieu, faisant confiance en la délivrance de Dieu que la Parole a promise6. La seconde question demandant une réponse est: Dieu sera-t-il en mesure de délivrer Mardochée, un homme qui fit face pour lui? Plus généralement: Dieu est-il capable de nous délivrer de tout danger lorsque nous décidons de lui faire confiance et de faire face courageusement sur sa Parole, ou sommes-nous juste exposés aux désirs des hommes et au «pouvoir»?

Pour répondre aux questions ci-dessus, nous devons lire le texte restant du Livre d'Esther.

3. Esther et Mardochée

Une fois qu'Haman prit sa décision de détruire tous les juifs, il devait fixer une date pour cela et également obtenir la permission du roi. Esther 3 nous raconte qu'il fixa la date au treizième jour du douzième mois (Esther 3:13) et que, après avoir prétendu que les juifs ne respectaient pas les lois du roi [ils avaient la loi de Dieu] et après avoir offert au roi une somme importante d'argent [10.000 talents d'argent], il obtint finalement l'approbation de ses projets (Esther 3:8-10). Le commandement concernant la destruction des juifs fut rédigé conformément aux directives d'Haman lui-même, et fut envoyé dans toutes les provinces du roi, provoquant une grande douleur à l'ensemble des juifs (Esther 3:12-15 ; 4:3). Mardochée lui-même fut dans une telle tristesse qu'il "déchira ses vêtements, s’enveloppa d’un sac et se couvrit de cendre. Puis il alla au milieu de la ville en poussant avec force des cris amers," (Esther 4:1). Esther, qui ne savait rien encore de ce décret, fut véritablement triste lorsqu'elle l'apprit de la bouche de Mardochée, son père adoptif, était en peine et envoya une de ses servantes pour en trouver la raison (Esther4:4-6). À travers cette servante, Mardochée lui fit connaître ce qui se passa, lui demande d'aller également vers le roi et de plaider en faveur de son peuple (Esther 4:7-9). Comme nous pouvons nous le rappeler, Esther, étant la reine, avait une position importante au sein du royaume. Toutefois, elle hésita d'abord à faire ce que Mardochée lui demanda, car il n'était permis à quiconque de voir le roi sans y être invité (Esther 4:10-12).

On s'attendrait à ce qu'Ester, la reine, hésitant à aider, il n'y avait pas même une petite possibilité pour Mardochée et les juifs restant d'échapper à la colère d'Haman. Toutefois, les choses ne se déroulèrent pas comme çà. Car, bien qu'Esther fût réticente, les promesses de Dieu sur lesquelles Mardochée se tenait ne dépendaient pas d'Esther mais de DIEU. Il était responsable de trouver une voie de sortie. De façon certaine, Esther représentait une grande possibilité et c'est pourquoi Mardochée l'interrogea. Mais ce qu'il lui demanda afin d'aider ne signifie pas que sa confiance était en Ester et pas en Dieu. Observez sa réponse à l'hésitation d'Esther:

Esther 4:13-14
«Mardochée fit répondre à Esther: ne t’imagine pas que tu échapperas seule d’entre tous les Juifs, parce que tu es dans la maison du roi ; car, si tu te tais maintenant, le secours et la délivrance surgiront d’autre part pour les Juifs, et toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté?»

Mardochée faisait confiance à Dieu. La question dans la dernière partie de sa réponse, montre qu'il était conscient que Dieu amena Esther à la royauté pour ce moment difficile. C'est pourquoi il lui demanda d'aider. Cependant, lorsqu'il vit sa réticence, il lui dit que même sans son aide, Dieu serait en mesure de délivrer les juifs «d'autre part». Il est vraiment incroyable de voir comment Mardochée se fiait à Dieu.

En suivant sa leçon, nous devons également placer notre confiance en Dieu et non pas dans les hommes. Jérémie 17:5-8 anticipe sur ce qu'il se passera si nous faisons confiance dans les hommes et si nous nous confions à Dieu.

Jérémie 17:5-8
«Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour appui, Et qui détourne son cœur de l’Éternel! Il est comme un misérable dans le désert, Et il ne voit point arriver le bonheur ; Il habite les lieux brûlés du désert, Une terre salée et sans habitants. Béni [c'est-à-dire, heureux] soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, Et dont l’Éternel est l’espérance! Il est comme un arbre planté près des eaux, Et qui étend ses racines vers le courant ; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert; Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, Et il ne cesse de porter du fruit.»

D'un côté, nous avons les hommes qui se fient dans les hommes et dont le cœur s'éloigne de Dieu. De l'autre, nous avons ceux qui se confient dans Dieu. L'un est comme un arbuste dans le désert et l'autre comme un arbre planté près des eaux. L'un habite dans le désert tandis que l'autre se trouve près du fleuve, c'est-à-dire, un lieu plein de vie.

Revenons désormais à Mardochée. Sa réponse changea l'esprit d'Esther:

Esther 4:15-17
«Esther envoya dire à Mardochée: Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes, puis j’entrerai chez le roi, malgré la loi ; et si je dois périr, je périrai. Mardochée s’en alla, et fit tout ce qu’Esther lui avait ordonné.»

Au troisième jour, Esther vint finalement quérir le roi. Selon Esther 4:11, elle aurait pu mourir pour avoir été le voir sans y être invitée, sauf si le roi appose son sceptre doré sur elle. Le verset 2 nous raconte comment cela se passa:

Esther 5:2
«Lorsque le roi vit la reine Esther debout dans la cour, elle trouva grâce à ses yeux ; et le roi tendit à Esther le sceptre d'or qu'il tenait à la main. Esther s'approcha, et toucha le bout du sceptre.»

Dieu, pendant la compétition amena Ester dans la grâce du roi et fit d'elle une reine (Esther 2:17), seulement pour ces temps difficiles ("si ce n'est pas pour un temps comme celui-ci" (Esther 4:14). Désormais, lorsque le temps est venu pour Esther de jouer son rôle, Dieu la plaça de nouveau dans la grâce du même homme, et elle ne fut pas condamnée à mort pour avoir été dans sa cour sans y être invitée. Lors de cette visite au roi, Esther invita le roi et Haman à un banquet qu'elle préparerait pour eux l'après-midi même. Lorsqu'ils se rendirent là-bas, un autre banquet avait été organisé pour l'après-midi suivant (Esther 5:3-8). Comme nous pourrons le voir, le temps passé d'un banquet à l'autre fut vraiment critique.

Esther 5-8: La délivrance

L'invitation de la reine à un autre banquet le jour suivant rendit Haman très joyeux (Esther 5:9), festoyer avec la royauté représentant un grand honneur. Toutefois, cette joie se changea en colère à l'entrée de Mardochée dans le palace: «et lorsqu'il vit Mardochée qui ne se levait ni ne se remuait devant lui» (Esther 5:9). Apparemment, malgré le critique de la situation, Mardochée ne souhaitait pas abandonner et rendre hommage à Haman. Il poursuivit, se fiant à Dieu et sa Parole. Il continua de croire que Dieu le délivrerait ainsi que sa nation. Cependant, la colère d'Haman le poussa à aller plus loin. Lorsqu'il revint à son domicile, outre la joie concernant l'invitation de la reine, il confessa également à sa femme et à ses amis sa colère envers Mardochée. Sa femme et ses amis lui firent alors une suggestion:

Esther 5:14
«Zéresch, sa femme, et tous ses amis lui dirent: Qu’on prépare un bois haut de cinquante coudées, et demain matin demande au roi qu’on y pende Mardochée ; puis tu iras joyeux au festin avec le roi. Cet avis plut à Haman, et il fit préparer le bois.»

Il semble que la situation devenait encore plus critique pour Mardochée. Haman n'allait pas attendre jusqu'au jour qui fut défini pour la destruction des juifs pour le voir mort. Il voulait que cela se produise plutôt, en fait, le matin suivant!! Evidemment, si Dieu devait amener la délivrance à Mardochée, il devait le faire cette nuit! Et c'est ce qu'il fit:

Esther 6:1-3
«Cette nuit-là, le roi ne put pas dormir, et il se fit apporter le livre des annales, les Chroniques. On les lut devant le roi, et l’on trouva écrit ce que Mardochée avait révélé au sujet de Bigthan et de Théresch, les deux eunuques du roi, gardes du seuil, qui avaient voulu porter la main sur le roi Assuérus. Le roi dit: Quelle marque de distinction et d’honneur Mardochée a-t-il reçue pour cela? Il n’a rien reçu, répondirent ceux qui servaient le roi.»

Mardochée, quelque temps après qu'Esther soit devenue reine et avant l'évolution d'Haman en tant que second en chef, protégea le roi contre une conspiration, planifiée par deux de ses gardiens, Bigthans et Teresh (Esther 2:21-23). Bien que ceci fût écrit dans les chroniques, c'est-à-dire, dans le journal officiel du royaume, rien n'avait été fait pour honorer Mardochée. Toutefois, ce n'était pas accidentel, car c'est grâce à cet acte non honoré, que Dieu lui amenât la délivrance, exactement au moment où il en avait le plus en besoin. Lors de la nuit qui était censée être sa dernière, «le roi ne put dormir». Bien que cela ne soit pas dit explicitement, les conséquences montreront que tout était divinement planifié afin qu'il puisse rester éveillé et accomplir les choses qui suivirent7. La première d'entre elles fut de demander que le livre des chroniques lui soit apporté. Comme nous le savons déjà, ce livre contenait également l'archive de l'acte de Mardochée. Cependant, cela n'était certainement pas la seule archive de ce livre. Au contraire, un journal comme celui-ci pouvait tout aussi bien contenir des centaines d'entrées. Néanmoins, cette nuit-là, il n'y eut qu'une entrée absolument nécessaire devant être lue et, finalement, ce fut celle-ci qui fut consultée. Cette entrée fut celle concernant Mardochée, amenée au roi, pour laquelle il ne fut pas honoré. Une fois que le roi eut entendu cette archive et que Mardochée n'avait pas encore été honoré, devinez ce qu'il se produit? Il décida d'honorer Mardochée le jour suivant! Lorsque le matin vint et qu'Haman arriva pour demander au roi de pendre Mardochée, une surprise désagréable l'attendait:

Esther 6:4-9
«Alors le roi dit: Qui est dans la cour? – Haman était venu dans la cour extérieure de la maison du roi, pour demander au roi de faire pendre Mardochée au bois qu’il avait préparé pour lui. – Les serviteurs du roi lui répondirent: C’est Haman qui se tient dans la cour. Et le roi dit: Qu’il entre. Haman entra, et le roi lui dit: Que faut-il faire pour un homme que le roi veut honorer? Haman se dit en lui-même: Quel autre que moi le roi voudrait-il honorer? Et Haman répondit au roi: Pour un homme que le roi veut honorer, il faut prendre le vêtement royal dont le roi se couvre et le cheval que le roi monte et sur la tête duquel se pose une couronne royale, remettre le vêtement et le cheval à l’un des principaux chefs du roi, puis revêtir l’homme que le roi veut honorer, le promener à cheval à travers la place de la ville, et crier devant lui: C’est ainsi que l’on fait à l’homme que le roi veut honorer!»

Haman dit toutes ces choses, pensant que le roi souhaitait l'honorer. MAIS .............................

Esther 6:10-12
«Le roi dit à Haman: Prends tout de suite le vêtement et le cheval, comme tu l’as dit, et fais ainsi pour Mardochée, le Juif, qui est assis à la porte du roi ; ne néglige rien de tout ce que tu as mentionné. Et Haman prit le vêtement et le cheval, il revêtit Mardochée, il le promena à cheval à travers la place de la ville, et il cria devant lui: C’est ainsi que l’on fait à l’homme que le roi veut honorer! Mardochée retourna à la porte du roi, et Haman se rendit en hâte chez lui, désolé et la tête voilée.»

Vous rappelez-vous comment cela a débuté? Tout débuta avec Mardochée à la porte du roi PLEURANT pour le mal qu'Haman planifia contre lui et sa nation. Mais voyez comment cela se finit: cela se conclut avec Mardochée, l'homme qui se fia à Dieu, chevauchant et portant le vêtement du roi, et avec Haman, jusqu'alors second en chef, le proclamant et retournant chez lui "en pleurant"!! Toutefois, ce n'est pas la fin de l'histoire. Davantage se produit durant le banquet de la reine. En effet, Esther révéla au roi sa nationalité et qu'Haman avait prévu de détruire sa nation en entier. Lorsque le roi entendit ceci, il se mit en colère (Esther 7:7-8) et lorsque les rois en ce temps se fâchaient contre quelqu'un, sauf s'il a Dieu à ses côtés, les perspectives concernant sa vie étaient vraiment désagréables. Cela était vrai pour Haman également, dont la potence fut finalement utilisée personnellement!

Esther 7:9-10
«Et Harbona, l’un des eunuques, dit en présence du roi: Voici, le bois préparé par Haman pour Mardochée, qui a parlé pour le bien du roi, est dressé dans la maison d’Haman, à une hauteur de cinquante coudées. Le roi dit: Qu’on y pende Haman! Et l’on pendit Haman au bois qu’il avait préparé pour Mardochée. Et la colère du roi s’apaisa.»

Il apparaît clairement que les rôles de Mardochée et Haman s'inversèrent. Haman, le second en chef et l'homme qui planifia de détruire la nation juive entière et pour pendre Mardochée, finit par être pendu à la potence même qu'il avait préparée pour Mardochée!! De plus, comme le dernier verset du Livre d'Esther (Esther 10:3) nous l'apprend, Mardochée, l'homme qui se confia à Dieu, fut fait «premier après Asuérus». Autrement dit, il fut promu second en chef, prenant la place d'Haman!! Finalement, bien que le treizième jour du douzième mois fut défini comme le jour où les juifs devaient être complètement détruit, le roi, non seulement annula cet ordre, mais l'inversa. Conformément au nouveau commandement:

Esther 8:11-12
«Par ces lettres, le roi donnait aux Juifs, en quelque ville qu’ils soient, la permission de se rassembler et de défendre leur vie, de détruire, de tuer et de faire périr, avec leurs petits-enfants et leurs femmes, tous ceux de chaque peuple et de chaque province qui prendraient les armes pour les attaquer, et de livrer leurs biens au pillage, et cela en un seul jour, dans toutes les provinces du roi Assuérus, le treizième du douzième mois, qui est le mois d’Adar.»

En vérité, quel merveilleux Dieu de délivrance nous avons! Mardochée, l'homme qui se fia à Dieu, commença à pleurer, et sous la menace d'être pendu par Haman, finit par être glorifié par son ennemi juré et prit sa place en tant que second en chef. De manière similaire, les juifs «pleuraient et se lamentaient» (Esther 4:3) et finirent par festoyer (Esther 8:17) avec leurs ennemis anéantis (Esther 9:1).

Au contraire, Haman, l'homme qui se fia à son propre pouvoir, débuta comme second en chef, heureux, et préparant la pendaison de Mardochée, mais finit, pleurant et finalement pendu à la potence qu'il avait préparée pour Mardochée!

Conclusion

En concluant cette brève étude du livre d'Esther, nous pouvons dire que sa leçon est la même qui est offerte par de nombreuses autres parties de la Parole de Dieu, c'est-à-dire, celle de la Parole sure, qui ne peut être brisée malgré le pouvoir humain et malfaisant qui peut être exercé à l'opposé. De même, ceux qui lui ont fait confiance, comme Mardochée «ne seront pars honteux» (Esaïe 49:23) mais "seront comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert ; dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, et il ne cesse de porter du fruit.» (Jérémie 17:8). En conséquence, pour conclure:

Psaumes 37:3-7, 9, 11
«Confie-toi en l’Éternel, et pratique le bien ; aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture. Fais de l’Éternel tes délices, Et il te donnera ce que ton cœur désire. Recommande ton sort à l’Éternel, mets en lui ta confiance, et il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, Et ton droit comme le soleil à son midi. Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui ;Et ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays......Les misérables possèdent le pays, Et ils jouissent abondamment de la paix.»

Anastasios Kioulachoglou

 



Notes de bas de page

1. Ce nom était plus un titre (tout comme Pharaon, Char, etc.) qu'un nom propre et il signifiait «le roi vénérable». Selon: Sir Henry Rawlinson, Professor Sayce, The Encyclopaedia Britannica, and The Century Encyclopaedia of Names (Consultez: The Companion Bible, Kregel Publications, p. 618) le même advint également avec les mots «Artaxerxes» (signifiant «le grand roi») et «Darius» («celui qui maintient») apparaissant quelques fois dans certaines parties de l'Ecriture en référence à la captivité en Babylone.

2. Voir Esther 1 pour plus de détails

3. Voir également l'article: «Dieu: la source de la grâce»

4. Pour plus d'informations sur Agag , consultez 1 Samuel 15.

5. De même, Josèphe, dans ses Antiquités, l'appela Amalekite.

6. Voir par exemple: II Chroniques 16:9, Psaumes 18:2-3, 30-31, 22:4-5, 25:2-3, 32:10, 35:9-10, 119:170 etc.

7. Cela ne signifie bien sûr pas que chaque nuit d'insomnie cache une raison spirituelle.